Chronique - Marc Fayet : "La grosse galette" du vélo français #Fayet #TDF #Fortuneo #FDJ #AllezALM #TeamDEN #UCI - Cyclism'Actu
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Chronique - Marc Fayet : 'La grosse galette' du vélo français Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Chronique - Marc Fayet : "La grosse galette" du vélo français

Membre de l'équipe des chroniqueurs de Cyclism'Actu depuis l'automne, Marc Fayet n'a pas perdu ses bonnes habitudes et vous propose de commencer l'année avec une déclaration d'amour à l'intention des hommes qui font vivre le cyclisme français, et par la même occasion vibrer des millions de suiveurs. Auteur dramatique (Molière 2015 de la comédie), comédien (Molière 2003 de la révélation masculine) présent sur les scènes de Théâtre depuis près de 30 ans, il est également un fervent défenseur du cyclisme auprès duquel il est très impliqué (Tour du Finistère, LNC, FFC, UNCP…). Il n’en demeure pas moins un libre penseur. C’est son regard décalé et malicieux que nous vous proposons de découvrir régulièrement sur Cyclism'Actu.

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C’est la période des couronnes qu’on pose sur le crâne de ceux qui ont eu le bonheur de croquer dans quelque chose de dur, des petits sujets en porcelaine et parmi eux, on l’espère, un petit vélo, parce que « Putain ! c’est dur le vélo ! ». Et pour ceux qui n’ont pas eu la chance de tirer les Rois, ils ont eu au moins le plaisir de manger une bonne galette. Cette galette que d’aucuns ont cherché à toucher et qui chaque année permet à leur équipe de boucler leur budget. Il en faut des trésors d’ingéniosité aux managers pour traquer et tenter d’attraper leurs sponsors principaux ou accessoires. On imagine leur angoisse lorsqu’à peine sortis du Tour de France ou du Tour du Limousin ils sont encore dans l’incertitude concernant l’avenir de leur équipe. On se souvient des sueurs froides de Jean-René Bernaudeau en 2011 avant de débusquer Europcar in extremis, on se souvient qu’en 2008 Roger Legeay n’était pas parvenu à en trouver un à la fin de Crédit Agricole, signant avec regret la mort définitive de son équipe. Le destin d’une équipe ne tient qu’à ce fil, qu’à cette rencontre d’un homme avec un groupe, avec des financiers, qu’il faut chaque fois parvenir à émerveiller grâce à un mot ou une phrase magique dont Jean-René Bernaudeau a encore le secret.

Emmanuel Hubert doit avoir le même talent pour avoir fait de la modeste Bretagne Shuller en 2010, l’ambitieuse Fortuneo Samsic de 2018. Marc Madiot et Vincent Lavenu étant hors concours depuis longtemps. Ils ont un autre talent, celui de persuader leur maison que l’année à venir sera meilleure que la précédente. Et parmi ces tractations commerciales, ces négociations sans fin devant des conseils d’administration et des conseils de surveillance, au milieu des réunions interminables avec des directions de stratégie et de Marketing, il est des opportunités jusqu’ici oubliées et qui ressemblent parfois à la vie, c’est la rencontre tout simplement. C’est ce qui est arrivé un jour que Romain Feillu effectuait son entraînement en compagnie de quelques camarades du côté de Brive-La-Gaillarde. Alors qu’ils entamaient prudemment un rond-point voici qu’un assidu cycliste du dimanche vient les approcher. L’homme reconnaît le champion, le champion ne sait pas qui est son compagnon de route mais ensemble ils avalent quelques kilomètres tout en devisant aimablement quand, au détour d’un virage de la conversation, Romain lui propose de venir approcher d’un peu plus près la vie d’une équipe pour en ressentir toute l’atmosphère inimitable.

Rendez-vous est pris, le Monsieur qui fait dans la Madeleine, et pas seulement celle du souvenir, est séduit par ce qu’il découvre. Il lui prend alors l’envie de leur en offrir par cartons entiers car il en fait des millions par jour et en distribue tous les étés sur les bords du Tour de France. Mais il ne se doutait pas qu’il serait ensorcelé, était-ce grâce à la sincérité rassurante de Stéphane Javalet et Stéphan Gaudry ou alors parce que Romain lui avait laissé gagner un sprint entre deux pancartes ? Quoi qu’il en soit l’entreprenant entrepreneur ressenti soudain cette envie de partager la vie d’une équipe, d’en goûter la cohésion, l’humilité mais aussi l’ambition, Guillaume Gervoson était définitivement envoûté et il est revenu avec une grosse galette, car il en fabrique aussi, cette fameuse galette St Michel qui permettra de raconter une suite à la 25ème saison de l’histoire d’Auber 93. C’est ainsi que Le Roi de la Galette du Loir et cher est venu protéger la petite Reine d’AubervilliersN’en déplaise aux blasés et aux désenchantés, il existe encore de jolis contes dans notre société contemporaine, la preuve que tout n’est pas pourri dans le royaume du vélo !

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Publié le par Marc FAYET


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