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Route - Nacer Bouhanni : 'Dès que je bouge une oreille...' Photo : Cofidis

Route - Nacer Bouhanni : "Dès que je bouge une oreille..."

 

Nacer Bouhanni pensait accrocher pour la première fois une classique à son palmarès et ainsi se venger d'un début de saison compliqué. Il venait de s'imposer dans une course pour sprinteurs où étaient présents André Greipel ou Marcel Kittel pour ne citer que les plus costauds. Seulement, après avoir passé la ligne d'arrivée de la Cyclassics Hamburg en vainqueur, le coureur de la Cofidis a été déclassé par les commissaires pour un sprint jugé trop dangereux. L'Australien Caleb Ewan, initialement 2e devant Giacomo Nizzolo, a été déclaré vainqueur de l'épreuve tandis que John Degenkolb complétait le nouveau podium. Une injustice pour celui qui a quelques peu gêné Ewan dans son sprint, et qui lâche au micro de L'Equipe : "Moi, dès que je bouge une oreille… Ils n’attendent que ça pour me sanctionner". Il faut dire qu'on a parfois vu des sprints autant ou plus dangereux sans toutefois qu'il y ait eu de sanctions. Malgré tout auteur d'un excellent sprint où il devance la plupart des meilleurs mondiaux, Bouhanni poursuit. "Pour moi, j'ai gagné". Une disqualification discutée, un sprint qui fait débat et que nous vous proposons de revisionner grâce à la chaine YouTube de CyclingHub. On y voit Nacer Bouhanni sprinter tête baissée et se décaler quelques peu au moment de relever la tête pour regarder où est la ligne. À ce moment Caleb Ewan, collé au Français, donne un grand coup de guidon et semble être ralenti.

 

Le directeur sportif Alain Deloeuil a donné les impressions du clan Bouhanni à nos confrères de L'Equipe. "Il a la tête dans le guidon, son écart est involontaire, qu’on le laisse faire son sport et son métier ! Certains commettent des fautes beaucoup plus graves et on les laisse tranquilles. Mais Nacer, on décortique ses moindres faits et gestes, et on ne lui fait aucun cadeau". Il rajoute encore quelques informations sur les autres problèmes causés par l'organisation à l'ancien champion de France. "Et pour ne rien arranger, il y a eu un cafouillage avant le contrôle antidopage. Nacer avait été tiré au sort. Il s’y est rendu. Puis quand il a été déclassé, on lui a dit qu’il n’avait plus rien à faire au contrôle. Et plus tard, les gens de l’UCI sont allés le rechercher au bus pour qu’il fasse finalement le test".

Ecoeuré, le principal intéressé n'a quand à lui pas souhaiter répondre à nos questions et donc s'exprimer à nouveau, car il souhaite ne plus revenir sur cette déception pour vite l'oublier, afin de se concentrer sur le Tour du Poitou-Charentes qui débute le 23 août. Le sprinteur de la Cofidis pourra se mesurer à Bryan Coquard (Direct Energie), Arnaud Démare (FDJ) ou encore le récent champion olympique de l'omnium Elia Viviani (Team Sky).

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Publié le par Pierre HERTOUT


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